Blog «la presse»)
Du papier au web
Les médias sont des gros bateaux qui tardent à s'ajuster au marché. Récemment, on apprenait que News Corporation songe à charger pour accéder à ses sites web de journaux, comme elle le fait actuellement avec le Wall Street Journal.
Aujourd'hui, on apprend que La Presse risque de fermer ses portes en décembre si des concessions ne sont pas faites par son syndicat. Le problème est fondamental: les modèles de revenus doivent changer et s'adapter aux nouvelles méthodes de consommation d'information. Ce que nous voyons jusqu'à maintenant par les médias est une réplication intacte du modèle papier vers le web. C'est le cas de Cyberpresse qui nous donne l'équivalent de sa version papier en ligne. Chez Groupe Pages Jaunes, on a innover en permettant la recherche par noms!
Notez que Groupe Pages Jaunes génère tout même encore la majorité de ses revenus des bottins physiques. Les mêmes bottins qui scandalisent pour leur consommation de papier et qui ne sortiront même jamais de leur emballage plastique avant de transiter vers le bac de récupération. Les bons modèles de revenus qui permettront à des fournisseurs de contenu de rester en vie existent. Il suffit de trouver le bon équilibre et d'agir rapidement. Chris Anderson, l'éditeur en chef du magazine Wired, vient de publier le livre Free. Il y discute de modèles permettant aux consommateurs et aux entreprises de sortir gagnants en maintenant la gratuité. Un point de départ intéressant.
Entreprises du Québec: exploitez le marché technologique !
La première de couverture de La Presse Affaires de ce matin nous apprend que les entreprises du Québec sont en retard pour le commerce électronique, relativement aux entreprises américaines.
Ce n'est pas vraiment une surprise: si vous faites des achats sur internet, où les faites-vous? Amazon.ca, eBay.ca ? Buy.com ? Ces entreprises sont basées aux États-Unis, malgré leur beau « .ca» . Seulement pour les disques compacts de musique et les livres, le choix est évidemment américain: amazon.ca, Indigo et des milliers de vendeurs de livres et CDs indépendants plus ou moins spécialisés situés aux USAs.
De notre côté, nous avons archambault.ca, qui est souvent plus cher qu'Amazon.ca. Mais il faut se demander pourquoi sommes-nous si tentés de faire affaire avec ces entreprises américaines. C'est leur simple présence qui nous pousse à acheter chez eux.
Tenez: récemment, j'avais besoin de pièces neuve pour mon malaxeur Osterizer des années 60. Petite recherche et le seul distributeur de ces pièces que j'ai trouvé en ligne était goodmans.net. Pourtant, Google.ca favorise les sites situés au Canada. Il y a bien plusieurs commerçants canadiens distribuant des pièces Osterizer, mais absolument aucun n'est vraiment présent en ligne. Sears vendent des petits électroménagers Osterizer, et les réparent ! Cependant, aucune pièce à vendre sur sears.ca. Même chose du côté du Centre du Rasoir, où en plus leur site est assez laid et dépassé qu'il aurait pu être fait au siècle précédent !
L'article de la Presse de ce matin est clair: c'est un message à nos commerçants, en pleine crise économique qu'il est temps d'investir dans ce marché.
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